Виктор2 писал(а) :А как переводится слово - touchau?
OPERATIONS D’ESSAI
SECTION 01 - DÉFINITION DE L’ESSAI - ESSAIS LÉGAUX
X-06-01-01 - Définition de l’essai
On reconnait le titre des ouvrages de platine, d’or ou d’argent en les soumettant à une analyse chimique.
Cette opération qu’on nomme l’essai permet de déterminer, en qualité et en quantité, le métal précieux contenu
dans l’alliage par l’élimination des métaux communs qui lui sont associés.
X-06-01-02 - Essais légaux
D’après l’article 44-2° du dahir n°1-77-340 du 9 octobre 1977, les essais s’effectuent par trois procédés
différents : par le touchau, par la coupellation et par la voie humide. La coupellation est le procédé normal, le
touchau n’est employé que pour les menus objets, l’essai par la voie humide n’a d’autres buts que de rechercher
la quantité d’argent contenue dans un alliage.
Ainsi à l’exception des ouvrages qui sont expressément exemptés de l’essai et de la marque en vertu
du dahir susvisé et de l’arrêté du ministre des finances n°1309-77 du 9 octobre 1977 pris pour son application,
tous les autres ouvrages sont présentés aux bureaux de la garantie pour y être essayés suivant l’un des trois
procédés indiqués ci-dessus.
SECTION 02 - ESSAI AU TOUCHAU
X-06-02-01 - Définition
L’essai au touchau consiste à frotter l’alliage à essayer sur une pierre de touche de façon à y laisser des
traces nettes ou touches. On exécute d’autres traces sur la même pierre de touche avec un alliage de titre
connu (témoin). On mouille uniformément les unes et les autres avec une solution acide préalablement préparée
et dosée selon qu’il s’agit d’alliage d’or, de platine ou d’argent (cf ci-après X-06-02-02/03/04). On essuie avec
un linge propre pour retirer l’excès d’eau de touche en prenant soin de ne pas frotter les touches et en comparant
les traces obtenues, on évalue le titre de l’alliage à essayer. Les traces laissées sur la pierre de touche
sont d’autant plus brillantes que l’alliage est riche en métal précieux fin. La précision obtenue par ce mode
d’essai est d’environ 3 à 10 °/°°.
X-06-02-02 - Acide à toucher ou eau dite régale pour le platine
Le réactif employé est constitué par un mélange d’eau distillée, d’acide nitrique et d’acide chlorydrique
concentré. Ce dernier étant ajouté de façon que le réactif n’attaque pas les touches de platine à 950 °/°°.
X-06-02-03 - Acide à toucher ou eau dite régale pour l’or.
Le réactif employé est constitué par l’acide nitrique auquel on ajoute une minime proportion d’acide
c h l o r y d r i q u e et un peu d’eau distillée. Les proportions indiquées ci-après donnent généralement pour l’or au
titre de 750 °/°° de bons résultats :
- 98 cc de NO 3H à 32° B + 2 cc de Hcl à 32° B + 22 cc H 20 ; ou
- 120 parties de NO3 H à 36° B + 2 parties de Hcl à 22° B + H 20.
L’action de cet acide varie légèrement avec la température et il convient d’en tenir compte en modifiant
un peu sa composition. Si l’action est trop rapide on ajoute de l’acide nitrique, dans le cas contraire on
forcerait la dose de l’acide chlorydrique, mais dans des limites assez serrées.
En réalité, c’est l’expérience qui doit servir de guide lorsqu’on prépare de l’acide à toucher. Pour les
alliages d’or au troisième titre, la solution est à point lorsque la touche à 750 °/°° reste inattaquée tandis que
celle de 740 °/°° subit une légère attaque en s’assombrissant.
X-06-02-04 - Solutions à toucher pour l’argent
Les essais d’argent à la pierre de touche reposent soit sur l’emploi d’une solution de sulfate d’argent
dans l’eau distillée, soit sur l’emploi d’une solution d’acide chromique.
- SOLUTION DE SULFATE D’ARGENT
On obtient ce réactif en opérant comme suit : on fait dissoudre une partie d’argent fin dans trois parties
d’acide sulfurique. Lorsque la dissolution est terminée on ajoute trois parties d’eau distillée. Le sulfate d’argent,
dense et peu soluble dans l’eau, se dépose facilement. On le lave plusieurs fois par décantation, puis on le
place dans un flacon en y ajoutant 1 dl d’eau distillée pour 1 gr d’argent à l’état de sulfate.
On facilite la d i s s ol u t i o n de cette liqueur en la chauffant au bain-marie et on obtient ainsi le réactif pour les essais
d ’ a r g e n t .
Enfin, on décante la préparation pour l’usage dans un flacon à toucher.
- SOLUTION D’ACIDE CHROMIQUE.
Pour préparer l’acide chromique, on verse dans une dissolution chaude de bichromate de potasse
concentré, un excès d’acide sulfurique pur. On obtient ainsi des cristaux contenant du bisulfate de potasse
que l’on élimine par des lavages répétés. On le fait ensuite dissoudre dans un flacon à toucher en ajoutant
de l’eau distillée. Enfin, on essaie l’effet de la liqueur obtenue sur les diverses touches d’argent. Si l’acide est
bien à point on verra la touche à 780 °/°° s’atténuer sensiblement; la touche à 800 °/°° restera intacte.
Le réactif à employer peut renfermer 1 gr d’acide chromique pour 20 cm3 d’eau distillée.
X-06-02-05 - Essai au touchau d’un alliage d’or
L’opération est effectuée comme il est indiqué au X-06-02-01 ci-dessus, au moyen de touchaux de
référence de 920 °/°°, de 840 °/°° ou 750 °/°°, suivant le cas.
On recouvre uniformément les traits ainsi obtenus de l’eau de touche ou eau régale préparée comme
indiqué au X-06-02-03 ci-dessus.
Puis on observe la coloration des touches laissées sur la pierre. Si les traits de l’alliage essayé brunissent
et s’atténuent nettement, on en déduit que l’ouvrage est en dessous du titre de référence. Le service peut
alors recourir, pour plus de certitude, à un essai à la coupelle. Dans le cas contraire, c’est à dire lorsque les
traces laissées sur la pierre restent inaltérées, l’alliage essayé accuse le titre de la touche de référence.
X-06-02-06 - Essai au touchau d’un alliage d’argent.
Comme pour l’or, on essaye au touchau un alliage d’argent en le frottant sur la pierre de touche de façon
à obtenir des touches à côté desquelles on en fait d’autres du touchau de référence. On recouvre les touches
soit de la solution de sulfate d’argent soit de la solution d’acide chromique.
Dans le cas de l’utilisation de sulfate d’argent, l’argent se dépose d’une façon irrégulière sur le cuivre et
ses alliages ainsi d’ailleurs que sur tous les métaux communs. Cet argent divisé forme une tache grise plus
ou moins foncée ou brunâtre qui s’étend sur toute la surface touchée par le réactif et dont l’aspect sert à
apprécier le titre de l’alliage essayé. Les touches d’argent à 800 °/°° ne réagissent pas tandis que les alliages
à 790 °/°° et au dessous donnent des touches qui brunissent d’autant plus rapidement que l’alliage est moins
riche en argent.
Si l’on recouvre des touches d’un alliage d’argent avec l’acide chromique on obtient un composé
insoluble d’un beau rouge : le chromate d’argent. Les touches se colorent d’autant plus facilement en rouge
que l’alliage considéré est plus riche en argent.
X-06-02-07 - Essai au touchau d’un alliage de platine.
L’essai au touchau d’un alliage de platine s’opère dans les mêmes conditions qu’un essai au touchau
d’un alliage d’or, décrit au X-06-02-05 ci-dessus, avec toutefois l’emploi d’une eau régale plus concentrée en
acide chlorhydrique.
SECTION 03 - ESSAIS PAR COUPELLATION
X-06-03-01 - Principes
Le platine, l’or et l’argent sont des métaux inoxydables aux plus hautes températures, tandis que le
cuivre, le plomb et les autres métaux communs que l’on allie généralement à ces métaux précieux s’oxydent
à une température convenablement choisie. La coupellation a pour but de séparer le platine, l’or ou l’argent
des autres métaux en se basant sur cette différence d’action. Lorsqu’on chauffe au rouge, avec du plomb un
alliage d’or, d’argent et de cuivre dans une coupelle poreuse (1) le plomb et le cuivre s’oxydent, et les oxydes
formés pénétrent par imbibition dans la coupelle, tandis que l’or et l’argent restent sous forme d’une bulle
liquide qui, par refroidissement, se change en un bouton que l’on pèse.
(1) La coupelle : petit creuset formé de cendre d’os agglomérée par pression. Eminemment poreuse, elle absorbe la litharge formée par l’oxyde de
plomb et les autres oxydes entraînés avec ce corps. Une bonne coupelle peut absorber l’équivalent de son propre poids d’oxyde de plomb.